Election de Bolsonaro au Brésil : La démocratie en péril ?

 Bolsonaro
    Jair Bolsonaro, militant d’extrême droite et ancien militaire de réserve brésilien a été élu président de la République fédérative du Brésil le 28 Octobre 2018. Nostalgique de la dictature militaire qui était au pouvoir dans son pays de 1964 à 1985, son intention est aujourd’hui de faire régner l’autorité au Brésil. Comptant 61 619 homicides volontaires en 2017, soit près de 170 personnes tuées chaque jour, le pays est un des plus meurtrier au monde et ses habitants veulent avant tout retrouver leur sécurité.
    Connu pour ses déclarations choquantes, notamment « Un bon bandit est un bandit mort », Bolsonaro a aussi marqué la campagne présidentielle par ses propos racistes, misogynes et homophobes. Le dirigeant inquiète les états alentours mais aussi le monde entier par son refus de gouvernance diplomatique. Les valeurs démocratiques sont par la même mises à l’écart comme le respect des droits de l’homme et celui des minorités.
    Les résultats de cette élection n’ont pas tardé à se faire ressentir dans le pays par une vague de violence supplémentaire à l’encontre des opposants au régime ou des minorités. Déjà après le premier tour, une jeune femme de 22 ans avait été agressé et scarifié d’une croix gammée sur le ventre seulement car elle portait un autocollant soutenant l’opposition du gouvernement d’extrême droite. Soutenu par des secteurs conservateurs très influents tels que le lobby pro-armes, les Eglises Evangéliques ou même l’armée et la police, plus personne ne peut désormais s’opposer à son pouvoir.
    Ses choix quant à ses ministres sont aussi édifiants. Ayant choisi de placer d’anciens militaires sans expériences politiques à des postes importants au gouvernement, il a aussi fait le choix de nommer Tereza Cristina, chef du Front Parlementaire de l’Agriculture, au poste de Ministre de l’Agriculture. Ces choix alarment certains habitants quant aux pouvoirs détenus par le gouvernement mais aussi les défenseurs environnementaux.
    En effet le groupe parlementaire présent au ministère de l’Agriculture a déjà promu certaines initiatives comme l’utilisation d’agrotoxines, la culture de plantes transgéniques et l’exploitation des ressources naturelles des zones protégées de l’Amazonie. Ce territoire deviendra une priorité pour le gouvernement Bolsonaro car il lui permettra de profiter allègrement des ressources qu’il offre. Pour pallier ses ambitions en Amazonie, le gouvernement convient déjà de repousser toutes les populations autochtones voulant s’interposer…
    Ce désir de reconquête sera encore une fois fait au détriment de la politique environnementale. Comme le Président Donald Trump l’a fait en juin 2017, Jair Bolsonaro menace de sortir de l’accord de Paris sur le réchauffement climatique dans le but d’obtenir un contrôle plus conséquent sur l’Amazonie et ses ressources. Le gouvernement a d’ailleurs d’ores et déjà annoncé refuser d’accueillir le sommet du climat COP25 en 2019, symbole à la fois du désintérêt et du désengagement écologique du nouveau gouvernement brésilien.
Tom MAUGER

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